« Effet féerique garanti », « Habillez votre regard de mille feux »… Les paillettes sont de toutes les fêtes, d’Halloween aux réveillons en passant par les festivals et même les courses à pied. Mais derrière leur éclat, se cache une face moins brillante : le polyéthylène téréphtalate (PET), une matière plastique avec laquelle elles sont fabriquées. Quand la soirée est finie, elles vont polluer les eaux, le sol ou l’air, à l’image de tous les microplastiques.
À ce titre, elles font partie des produits que l’Union européenne a décidé d’interdire très progressivement. Face à cette fin annoncée, des marques commercialisent désormais des paillettes présentées comme « sans plastique » et « biodégradables ». Différentes méthodes existent pour obtenir des microparticules brillantes sans PET. Pour autant, très peu sont satisfaisantes à 100 %. Atouts, défauts : Reporterre a scruté la liste d’ingrédients de ces paillettes « écolos ».
Pulpe d’eucalyptus, sucres fermentés…
Une grande partie de ces nouvelles paillettes sont fabriquées à partir de pulpe de bois, également appelée cellulose régénérée de bois ou rayonne. C’est la technologie proposée par l’un des rares fabricants en Europe, Bioglitter, installé en Allemagne et auprès de qui se fournissent des marques comme Si Si La Paillette, Paillettes Pompettes ou encore Ma Paillette.
Il utilise principalement un bois réputé pour sa dureté, l’eucalyptus, et provenant de plantations gérées et certifiées PEFC, explique à Reporterre Lorène Pernet, fondatrice de Si Si La Paillette. « Il privilégie l’Europe si possible, mais le bois peut parfois venir du Brésil. » Celle-ci décrit le processus : « Une feuille très fine est fabriquée à partir de ce bois qu’on va ensuite traiter pour la faire briller, soit avec de la gomme aluminium, soit avec de la gomme-laque, puis broyer en fines paillettes de…
Auteur: Fabienne Loiseau

