Pression de Parcoursup, manque de professeurs, bâtiments délabrés et emplois du temps trop chargés, les lycéens veulent se faire entendre. Plus d’une semaine après le premier blocage à Créteil, la colère gronde toujours.
Le mouvement de blocage des lycéens, rejoint par les étudiants pour demander davantage de moyens pour les universités, s’est enflammé ce jeudi dans de nombreuses villes en France. Nantes, Strasbourg, Marseille, Lyon, Rennes… Hier, 900 actions ont été dénombrées devant des lycées, tous les départements étant désormais concernés, et les forces de l’ordre ont procédé à près de 2 000 interpellations, selon les autorités. « Plus d’une centaine de lycées ont connu des dégradations sévères », a indiqué le ministre de l’Éducation. « Il y a clairement une entreprise d’attaque et de destruction du service public de l’Éducation », a-t-il poursuivi.
« Les parents doivent avoir leur responsabilité de parents »
En réponse aux dégradations, le garde des Sceaux Gérald Darmanin met en première ligne la responsabilité des parents : « Les parents doivent avoir leur responsabilité de parents. Que font des gamins de 15-16 ans à attaquer des abribus ou leur chef d’établissement ? », a-t-il lancé ce vendredi sur RTL. Il a alors demandé aux procureurs d’engager la responsabilité civile des parents afin de leur faire « payer les réparations ». « C’est pas le mineur qui paye, c’est les…
Auteur: Chiara Carbonnet
