Depuis quelques années, les pays occidentaux envoient les demandeurs d’asile qui arrivent à leurs frontières vers d’autres pays. Il s’agit d’une pratique connue sous le nom de délocalisation. Le Royaume-Uni est récemment devenu le pays phare de cette pratique.
Le Royaume-Uni, dont le projet d’envoyer des demandeurs d’asile au Rwanda a été abandonné après une opposition nationale et internationale, n’a cessé d’agiter une menace imaginaire en matière d’asile. Cela a conduit le gouvernement britannique à lancer des slogans tels que “renvoyer les bateaux” et “arrêter les bateaux”.
L’Union européenne (UE) a conclu plusieurs accords controversés avec des pays d’Afrique et du Moyen-Orient pour empêcher les demandeurs d’asile d’atteindre les frontières européennes. Depuis 2017, l’UE finance la Libye pour stopper les arrivées de migrants en Europe. Elle a conclu des accords similaires avec la Tunisie en 2023 et la Mauritanie en mars 2024 pour freiner les flux de migrants. Ces accords sont facilités par le Pacte européen sur les migrations et l’asile, qui est la stratégie de l’Union pour externaliser la gestion des migrations à d’autres nations.
L’Australie a été pionnière en matière de délocalisation en envoyant des demandeurs d’asile à Nauru, une petite île de l’océan Pacifique. Cela a commencé en 2012.
Le plan rwandais était emblématique de la stratégie émergente de gouvernance des frontières. Proposé pour la première fois par Boris Johnson, alors Premier ministre, en avril 2022, ce plan prévoyait d’envoyer plus de 50 000 demandeurs d’asile au Rwanda depuis le Royaume-Uni.
Le plan abordait essentiellement la gouvernance et la gestion des demandeurs d’asile et des réfugiés comme des marchandises qui peuvent être expédiées comme des biens d’un pays à l’autre.
Nous sommes des spécialistes des droits des réfugiés et des politiques publiques, ainsi que de la gouvernance de la chaîne d’approvisionnement…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Ali Bhagat, Assistant Professor, Simon Fraser University

