Singularité française, l’enseignement supérieur en économie et gestion peut être dispensé dans les universités ou dans des écoles de commerce. Quelles sont les différences sur le marché du travail entre ces voies ? Quelle filière possède le meilleur rapport entre coût et bénéfice ?
Le paysage français de l’enseignement supérieur a profondément évolué depuis le début des années 2000, dans un contexte de massification des études longues, de réforme LMD et de mise en concurrence des établissements. Ainsi, l’accès au niveau master (bac+5), autrefois réservé à une minorité, s’est élargi, mais selon des voies différenciées aux logiques parfois divergentes (académiques, professionnalisantes, ou tournées vers la recherche)
Dans le champ « droit économie et gestion », deux modèles dominent : d’un côté, les écoles de commerce, sélectives et payantes, associées à la professionnalisation et au prestige ; de l’autre, les masters universitaires, publics, plus accessibles et souvent perçus comme plus académiques.
Une fonction de signal
Les écoles de commerce bénéficient jusqu’à présent d’une forte attractivité, en partie grâce à leur fonction de signal. Le diplôme transmet une image valorisée du diplômé. Les classements, omniprésents, renforcent cet effet de signal auprès des étudiants comme des employeurs. Les modalités de sélection (concours, classes préparatoires, admissions sur dossier) consolident l’idée d’une excellence scolaire synonyme de réussite professionnelle.
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Auteur: Pascal Favard, Professeur d’économie, Université de Tours IRJI François-Rabelais, Université de Tours
