Les personnes souffrant de TOC ont une moins longue espérance de vie

Une nouvelle étude a récemment révélé que les personnes atteintes de troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ont un risque accru de décéder plus tôt que les autres, que ce soit de cause naturelle ou non naturelle.

De précédents travaux avaient déjà identifié des excès de mortalité chez les personnes souffrant de TOC, mais les causes spécifiques de ces décès n’avaient pas été étudiées plus avant – à l’exception peut-être du suicide. Il avait notamment été découvert que les personnes souffrant de TOC avaient des taux de suicide similaires à ceux de personnes atteintes d’autres troubles mentaux.

Les TOC affectent environ 2 % de la population. Les personnes qui en souffrent expérimentent des pensées répétitives et intrusives qui les plongent dans la détresse (elles sont, par exemple, obnubilées par la peur d’être contaminées, ou de devenir agressive envers d’autres personnes). Afin de diminuer l’inconfort causé par ses pensées, elles accomplissent des rituels extrêmement chronophages : rituels de nettoyage, de répétition, de vérification…

Ce trouble dégrade significativement leur qualité de vie, affecte leurs relations ainsi que leurs activités sociales et, d’une façon générale, leur capacité à vivre normalement.

Mes collègues et moi-même, au Karolinska Institute en Suède, avons décidé d’essayer de comprendre comment les décès de cause naturelle ou ceux de cause non naturelle contribuent à la mortalité plus élevée constatée chez les personnes souffrant de TOC.

Nous nous sommes pour cela appuyés sur les registres de population suédois, lesquels incluent des données administratives et de santé pour l’ensemble de la population du pays. Grâce à ces registres, nous avons pu comparer un groupe de 61 378 individus diagnostiqués comme souffrant de TOC avec 613 780 personnes non atteintes par cette pathologie.

Les données enregistrées dans ces bases nous ont permis de…

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Auteur: Lorena Fernández de la Cruz, Clinical Researcher, Psychiatric Epidemiology, Karolinska Institutet