Les plantes, aussi, ont besoin de gestes barrières : l’enjeu mondial de la biosécurité

Les plantes nous nourrissent, les arbres nous fournissent de l’ombre et de la fraîcheur, les forêts sont nos alliées face au changement climatique. Malgré tous ces bénéfices, la lutte contre les insectes et les maladies qui ravagent les végétaux reste une question très peu médiatisée. Pourtant, chacun de nous peut œuvrer contre ces fléaux.


On trouve à toutes les entrées du jardin botanique royal d’Édimbourg, en Écosse, un large tapis mou et mousseux que le visiteur soucieux de préserver ses souliers serait tenté de vouloir enjamber. Qu’il s’y essaie, et un panneau l’invitant à brosser ses chaussures et à nettoyer ses semelles le rappellera à l’ordre !

Le dispositif présent à l’entrée du jardin botanique royal d’Édimbourg et les consignes : « Veuillez essuyer vos pieds. Utilisez le pédiluve pour contribuer à lutter contre la dissémination des maladies de végétaux. »
Fourni par l’auteur

Le panneau explique qu’il s’agit là d’un « geste barrière ». Le produit fongicide que contient la mousse vise à protéger les plantes contre l’introduction et la propagation d’agents pathogènes.

Quand on sait que les chaussures au second plan appartiennent à une chercheuse venue participer à un atelier sur la biosécurité appliquée aux arbres urbains, et qu’elle aura pris un vol pour la Croatie en passant par Amsterdam quelques heures après que la photo a été prise, on entrevoit la nature du problème : il ne se limite pas au jardin botanique d’Édimbourg ni même à l’Écosse ou au Royaume-Uni, il est mondial.

Comment les plantes tombent-elles malades ?

Les plantes aussi tombent malades, soit parce qu’elles ne trouvent pas dans leur environnement les ressources nécessaires à leur croissance et à leur reproduction, soit parce qu’elles sont consommées tout ou partie par des insectes herbivores, soit parce…

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Auteur: Bastien Castagneyrol, Chercheur en écologie, Inrae