Cet été, des événements de pluies intenses se sont multipliés, générant des crues impressionnantes et parfois dévastatrices. Est-ce que ces précipitations aident par ailleurs les nappes à se recharger ? Pas si sûr. La recharge des nappes est difficile à observer. Et c’est particulièrement le cas lors des précipitations intenses. Pourtant, c’est une question importante, puisque le changement climatique conduit à un accroissement de l’intensité des événements de précipitations les plus forts.
C’est quoi, une pluie intense ?
L’actualité récente a rapporté plusieurs épisodes avec des quantités de pluie en une heure correspondant au cumul mensuel (en Mayenne, à Bordeaux, dans le Lyonnais…). Il s’agit là de précipitations extrêmes. On considère qu’une pluie est intense dès lors que c’est un épisode de pluie rare, c’est-à-dire qui atteint un niveau de précipitation qui ne se produit qu’un jour de pluie sur 100. Cela conduit à des valeurs de l’ordre de 10 mm/jour dans le nord de la France à près de 100 mm/jour dans le Sud méditerranéen.
La plupart de ces épisodes sont associés à des orages, plutôt en période estivale, même si certains correspondent à des tempêtes, et donc plutôt en période hivernale. Comme la recharge engendrée par ces précipitations intenses arrive avec un certain délai le temps que l’eau pénètre le sol, on analyse ces épisodes en incluant les précipitations des quelques jours précédents et suivants. Ainsi, même si la pluie intense dure un jour, un événement de précipitation intense peut durer plusieurs jours.
Zoom sur un épisode de fortes pluies
Les lysimètres sont des dispositifs qui nous permettent d’observer l’infiltration des précipitations dans le sol, jusqu’à atteindre une profondeur où le flux d’eau ne peut plus être repris par la végétation et va donc recharger la nappe. Nous avons pu observer l’impact des précipitations…
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Auteur: Antoine Sobaga, Post Doctorant, École normale supérieure (ENS) – PSL

