La Fondation de France (FDF) a publié ce 24 janvier son dernier rapport sur « les solitudes en France » (1). Il en ressort tout d’abord qu’en 2023, si le taux de personnes isolées en France reste stable (12 %), la solitude, elle, est plus difficile à vivre que l’année précédente. Un tiers des personnes qui se disent « régulièrement seules » souffriraient de cette situation, une proportion en hausse de 7 points par rapport à 2022.
Les plus précaires sont toujours plus exposés à l’isolement que le reste de la population. Avec une personne seule sur cinq, les personnes au chômage représentent la classe sociale la plus touchée par l’isolement. Les ouvriers le sont aussi : 18 % d’entre eux ressentent ce mal-être, c’est 5 points de plus que l’année dernière. En un an, leur situation s’est fortement dégradée. En regardant la part des personnes isolées en fonction de leurs revenus, le constat est frappant. Sur six années répertoriées, les « bas revenus » sont les plus touchés par l’isolement : 14 % d’entre eux sont seuls. Les personnes au chômage sont deux fois plus concernées par l’isolement relationnel que le reste de la population.
Chez les plus précaires, l’inflation aggrave cette tendance. La baisse du pouvoir d’achat occasionnée par la crise économique a des conséquences délétères sur les sociabilités. 70 % des personnes interrogées déclarent avoir réduit leurs activités extérieures à cause de l’inflation.
Les lieux de vie…
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Auteur: Luna Guttierez

