Les plus aisés seraient davantage exposés, matériellement, aux risques climatiques. Et pour cause, comme ils vivent davantage en maison, leurs biens immobiliers subissent davantage les dégâts causés par les catastrophes naturelles, selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée le 3 novembre. D’autant qu’ils sont également davantage multipropriétaires.
Le principal risque pour les logements, c’est le retrait gonflement des argiles. « Lorsqu’un sol est argileux, il est fortement sensible aux variations de teneur en eau : il se rétracte lorsqu’il y a évaporation de l’eau en période sèche et gonfle lorsque l’apport en eau est important en période pluvieuse ou humide », définit le ministère de l’Écologie. Sur cet aléa qui menace particulièrement les maisons, « le degré de vulnérabilité est multiplié par deux » entre les plus modestes et les plus aisés, selon l’Insee.
43 % des logements sont exposés aux principaux aléas climatiques que sont le retrait-gonflement des argiles donc, les feux de forêt, les inondations par débordement et la submersion marine. La Gironde, le Nord et le Pas-de-Calais sont particulièrement touchés. « L’exposition des logements croît généralement avec le niveau de vie du ménage occupant, sauf pour la submersion marine », note l’Insee dans son étude. Et enfin, que les plus aisés sont « plus à même de mettre en place des mesures de prévention ».
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Sécheresse : plus d’une maison sur deux exposée aux risques de fissures
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Auteur: La rédaction de Reporterre
