Le 4, 5 et 6 juin 2026, des impressionnantes mobilisations et révoltes ont eu lieu à Bruxelles contre les réformes qui touchent l’enseignement. Elles ont éclaté en réaction notamment au décret-programme et après des années de violence du gouvernement à l’égard de l’éducation : mépris de la vie des élèves, éducateur·rices et enseignant·es, contournement des procédures démocratiques. En réponse à ces mobilisations, la classe politique belge a appelé à envoyer des enfants révolté·es contre la réforme dans des « camps de redressement » militaires.
C’est Théo Francken (N-VA), le ministre de la Défense fédéral, qui a fait cette proposition, expliquant que l’armée « pouvait aider« , suivie de Conner Rousseau (président de Vooruit, équivalent flamand du PS) qui a déclaré
« Envoyez ces crapules en camp de redressement (bootcamp) ».
Cette proposition fasciste est donc autant portée par la gauche néerlandophone que par l’extrême droite nationaliste. Interrogé par la presse, le cabinet ministériel de la Défense s’est montré très sérieux et long dans ses réponses, signe que ce n’est pas seulement une saillie de Théo Francken, mais un projet de société ficelé.
« Ce qui s’est passé hier à Bruxelles est une pure honte. Toujours les mêmes durs à cuire, casseurs et vandales. […] Il faut mettre en place des camps de rééducation pour ces jeunes délinquants. La rééducation est urgemment nécessaire. La Défense est prête à aider – si on le souhaite. » Théo Francken
Arrestation d’un jeune à la gare centrale le 05/06/26
Réprimer, sanctionner et « dresser » dans des camps
Ce type de propositions politiques pioche dans le registre des régimes coloniaux et fascistes en organisant des camps pour y incarcérer des pans de la population, en particulier les personnes discriminées et marginalisées et les opposant·es politiques à leurs régimes.
Sauf que nous sommes en…
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