En 2024, la France a eu pas moins de quatre Premiers ministres en une année. C’est la première fois depuis 90 ans, et c’est inédit sous la Cinquième République. Pour retrouver une telle valse des chefs de gouvernement sur une seule année, il faut remonter à… 1934, sous la Troisième République, au sommet de l’instabilité politique et en pleine montée du fascisme. Macron promettait la stabilité, il a créé le chaos institutionnel.
Cela pourrait être divertissant si ça ne coutait pas un pognon de dingue. Car les anciens Premier Ministre bénéficient de privilèges pour le reste de leur vie. Selon un décret, l’État leur « met à disposition sur leur demande, un agent pour leur secrétariat particulier, pendant une durée maximale de dix ans à compter de la fin de leurs fonctions » et ils peuvent demander un véhicule de fonction avec chauffeur, cette fois sans limite de temps. L’État « prend en charge les dépenses afférentes ». Dit clairement, l’argent du contribuable leur achète des bagnoles et de l’essence, en plus de payer le chauffeur.
Ce décret, déjà généreux, est largement outrepassé, puisque des Premier Ministre qui ne sont plus en fonction depuis des décennies semblent pour certains continuer de bénéficier de secrétaires particuliers aux frais de l’État.
Par exemple, le socialiste Bernard Cazeneuve, qui n’a été Premier Ministre que pendant cinq mois à la toute fin du mandat de François Hollande, il y a 8 ans, coûte plus de 200.000 euros d’argent public par an.
Dominique de Villepin, qui n’est plus Premier Ministre depuis 2005 : 197.000 euros par an. Jean-Pierre Raffarin, qui a supprimé un grand nombre de conquêtes sociales après l’élection de Chirac en 2002, et qui continue d’arpenter les plateaux télé pour appeler à l’austérité et à la diminution des aides pour les plus pauvres : 167.000 par an. Lionel Jospin, qui s’est «retiré de la vie politique» depuis 22 ans :…
Auteur: B

