Mais malgré cette loi, comme les Etats-Unis n’avaient pas réussi à renverser la Révolution, alors fut promulguée quatre ans plus tard la loi Helms-Burton, qui étranglait encore davantage la fragile économie cubaine : la députée avait utilisé tous les moyens à sa disposition pour faire adopter cette loi.
Elle a toujours bénéficié du soutien politique et économique de la contre-révolution en Floride, menée par la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA).
Dès son arrivée au Congrès en 1989, Ros-Lehtinen devint l’une des parlementaires les plus résolument pro-israéliennes, soutenant des résolutions visant à renforcer l’alliance bilatérale, à accroître la coopération en matière de sécurité et à appuyer l’aide militaire étasunienne à Israël. Elle a promu des résolutions critiquant les décisions de l’ONU et d’autres organismes internationaux qui, selon elle, discriminaient Israël. Elle a été reconnue comme l’une des « plus grandes contributions étasuniennes aux relations entre les États-Unis et Israël ».
En contrepartie, elle a toujours pu compter sur le soutien politique et économique du puissant lobby israélien, un soutien dont elle bénéficiait déjà lorsqu’elle était sénatrice de l’État de Floride.
Les caisses de ses campagnes électorales se sont abondamment alimentées à ces deux sources.
L’actuel chef du Département d’État, Marco Rubio, a été aux côtés de Ros-Lehtinen dès 1991, en tant qu’assistant, quand il était encore étudiant en droit à Miami. Deux ans plus tard, il obtint son diplôme, puis, faisant fi de ce qu’il avait appris à l’université, il se consacra à se former à la politique, toujours aux côtés de la parlementaire. Il avait trouvé le filon d’or dont son immense ambition avait besoin.
Constatant ses capacités organisationnelles et son profil conservateur, Ros-Lehtinen l’a aidé à se frayer un chemin auprès de ceux-là mêmes qui…
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