Selon une enquête mondiale réalisée en 2021, plus d’un tiers des établissements de santé ayant répondu ont signalé au moins une attaque par rançongiciel au cours de l’année précédente, et un tiers d’entre eux ont déclaré avoir payé une rançon.
Les attaques par rançongiciel sont une forme de cyberattaque dans laquelle un acteur malveillant « prend le contrôle » ou « verrouille » des fichiers d’un ordinateur ou d’un réseau entier, et exige un paiement afin de rendre l’accès.
Ces attaques ont pris de l’ampleur et sont devenues de plus en plus sophistiquées au fil des années et leur coût se chiffre désormais en dizaines de milliards chaque année.
La réunion du Conseil de sécurité de vendredi a été demandée par la France, le Japon, Malte, la République de Corée, la Slovénie, le Royaume-Uni (président pour le mois de novembre) et les États-Unis.
Question de vie ou de mort
Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné les graves conséquences des cyberattaques sur les hôpitaux et les services de santé, appelant à une action mondiale urgente et collective pour faire face à cette crise croissante.
« Les rançongiciel et autres cyberattaques visant les hôpitaux et autres établissements de santé ne sont pas seulement des questions de sécurité et de confidentialité, elles peuvent être des questions de vie ou de mort », a déclaré le chef de l’OMS.
« Dans le meilleur des cas, ces attaques provoquent des perturbations et des pertes financières. Dans le pire des cas, elles sapent la confiance dans les systèmes de santé dont les gens dépendent, et peuvent même causer des dommages aux patients, voire leur décès ».
La transformation numérique des soins de santé, associée à la grande valeur des données de santé, a fait du secteur une cible de choix pour les cybercriminels, a poursuivi M. Tedros, citant les exemples de l’attaque par rançongiciel en 2020 contre l’hôpital universitaire…
Auteur: Nations Unies FR

