Comment pêcher tout en préservant la ressource en poissons ? Les refuges pour proies, des récifs naturels ou artificiels dans lesquels peuvent se cacher les petits poissons, constituent une piste intéressante. En permettant à certaines espèces d’échapper à leurs prédateurs, ces refuges aident les populations à se reconstituer, ce qui rassure les pêcheurs et les invite à limiter leur pression sur la ressource.
Les habitats marins sont étroitement liés aux ressources en poisson. Les récifs coralliens, par exemple, abritent un tiers des espèces marines. Il existe pourtant une déconnexion entre la gestion des pêches et la préservation de ces habitats. Une étude récente examine les conditions dans lesquelles les refuges pour proies pourraient optimiser l’efficacité économique de l’exploitation d’un écosystème marin.
Les refuges pour proies sont des zones où les proies peuvent échapper à leurs prédateurs naturels. Ils sont généralement accessibles uniquement aux plus petites espèces, les prédateurs, de plus grande taille, étant incapables d’y pénétrer. Ces habitats incluent des milieux naturels tels que les mangroves, les récifs coralliens ou les herbiers marins, mais peuvent également comprendre des structures artificielles, comme les barrières à poissons artisanales ou les filets anti-prédateurs, qui pourraient par exemple être utilisés pour protéger les stocks de coquilles Saint-Jacques contre la prédation intensive des poulpes en Bretagne.
Bien que les biologistes et les mathématiciens s’intéressent depuis longtemps aux écosystèmes marins intégrant un refuge de proies, leurs impacts économiques sur la pêche et/ou la rentabilité du secteur ont été peu explorés.
Angela N…
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Auteur: Guillaume Bataille, Doctorant en économie de l’environnement, Aix-Marseille Université (AMU)

