Faut-il regarder l’Histoire qui a résisté malgré les coups, ou participer à l’Histoire qui résiste, va se faire taper dessus et sera peut-être un jour dans un musée ?
Demain lundi 21 septembre 2026 se termine l’exposition temporaire « Résister par l’Art et la Culture 1940-1945 » au Musée de la Résistance à Limoges. Je voulais y aller, ce dimanche, l’avant dernier jour comme souvent… Et puis j’ai vu l’appel national « Non, au permis de tuer ». J’y suis allé.e, le premier jour.
NON AU PERMIS DE TUER !
Et depuis cette manifestation qu’a fait la police ?
Elle a cassé une mâchoire, éborgné, agressé sexuellement, étranglé, frappé au sang, tenté de noyer, roulé au milieu d’une foule en la gazant. Et ce souvent sans porter de brassard « Police » ni de RIO (matricule obligatoire identifiant individuellement policiers et gendarmes). Elle a interpellé plus de 5000 personnes (chiffre du 5 octobre), pour mémoire elle en avait interpellé 10000 pendant tout le mouvement des gilets jaunes. Le 2 octobre, le ministre de l’intérieur affirme ne donner « aucune consigne de retenue » aux forces de l’ordre et donne la consigne « d’utiliser tout l’armement intermédiaire à disposition » de la police.
Et il faudrait leur donner un permis de tuer ?
Pour couronner le tout, les médias réactionnaires renversent la réalité en parlant de balles de défense pour évoquer les projectiles des LBD des policiers et de tirs de mortier pour parler des feux d’artifice des lycéen.nes. Comme lors du mouvement des gilets jaunes, le gouvernement ne tient plus que grâce à sa police et aux médias réactionnaires. Est-ce qu’un hélicoptère va encore être préparé « au cas où » à l’Elysée comme le 8 décembre 2018 ?
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