Une politique efficace de la diversité ne peut se contenter de discours lénifiants, notamment en matière de recrutement. À ce moment stratégique, la diversité se prouve en actes et en paroles.
Dans un contexte de pénurie de talents et de complexité accrue du marché de l’emploi, accentué par le phénomène de « grande démission », les recruteurs peinent à attirer les profils dont les entreprises ont besoin pour se développer. C’est d’autant plus important que plusieurs études indiquent que sous certaines conditions près de la moitié des salariés interrogés en mai dernier envisageaient de quitter leur emploi d’ici à la fin de l’année.
Pour recruter et garantir l’égalité des chances, les entreprises doivent se démarquer et pouvoir toucher tous les candidats potentiels, quelle que soit leur origine. Or, bien que le rôle des recruteurs soit central dans la démarche d’inclusion et de diversité, les personnes en première ligne lors d’un recrutement ne sont pas toujours suffisamment formées pour relever ce défi, alors que leur contribution est tout aussi importante. Comment les aider à adopter la bonne posture lors d’un entretien ? Nous avons mené une recherche pour répondre à cette question.
La priorité des recruteurs
La question de la diversité devient une priorité croissante des recruteurs. Cette tendance s’explique non seulement par les avantages reconnus ou présumés en matière de performance et de créativité, mais également par la pression croissante pour une plus grande égalité raciale et de genre. Ainsi, 62 % des employés refuseraient une offre d’emploi d’une organisation dont la culture ne favorise pas la diversité. Cependant, bien qu’un quart des entreprises intègrent la diversité, l’équité et l’égalité dans leurs stratégies de recrutement, leurs initiatives s’avèrent souvent inefficaces.
Dans les faits, les candidats issus de groupes stéréotypés…
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Auteur: Urszula Lagowska, professeur de leadership et comportement organisationnel, Neoma Business School

