Tess Ingram, responsable de la communication pour l’UNICEF Moyen-Orient et Afrique du Nord, se trouve dans cette ville du nord de l’enclave où elle a vu des gens se déplacer dans les rues à dos d’âne, en voiture ou à vélo.
« Il y a beaucoup de gens avec des pelles qui essaient de retirer les décombres, et bien sûr, vous pouvez voir des gens installer des abris de fortune ou des tentes sur ce qui était, je suppose, leur maison », a-t-elle raconté à ONU Info.
Espoir et chagrin
Mme Ingram pense que de nombreuses personnes ont été remplies d’espoir et de joie lorsqu’elles ont finalement pu revenir à l’endroit où elles espéraient retourner depuis plus de 15 mois.
« Mais maintenant, quand je parle aux gens, je pense que la joie est remplacée par un sentiment de pesanteur lorsqu’ils découvrent la réalité de ce qui s’est passé ici à Gaza », a-t-elle expliqué. « Ils espéraient retourner dans une maison qui n’existe plus, ou retrouver un être cher qui a été tué, et je pense que cette pesanteur est vraiment ressentie par les gens ».
Les conditions de vie restent également très difficiles. La responsable de l’UNICEF a visité une école transformée en refuge qui héberge les rapatriés ainsi que les personnes qui y ont vécu pendant la guerre.
Elle a rencontré une mère et ses cinq enfants qui ont désespérément besoin de vêtements d’hiver et de nourriture, mais surtout d’un endroit où loger car la maison où ils espéraient retourner a disparu.
Cette histoire n’est pas rare. « Il ne s’agit pas d’une seule personne. Il n’y en a pas 100. Il y a probablement des milliers de personnes qui sont dans une situation similaire », a-t-elle déclaré.
Danger sur la route
Tess Ingram note que les familles font de longs et périlleux voyages pour revenir à Gaza City.
Mercredi, elle a voyagé depuis Al Mawasi, situé dans le centre de la bande de Gaza, ce qui lui a pris 13 heures. Cependant, certaines familles ont mis jusqu’à 36…
Auteur: Nations Unies FR

