C’est un spectacle qui ne laisse personne indifférent. La floraison des cerisiers japonais, qui marque le début du printemps, est célébrée dans de nombreuses villes à travers le monde. Au Japon, bien sûr, où touristes et locaux se pressent dans les plus beaux parcs du pays pour les admirer, mais aussi dans certaines villes françaises et européennes.
Sauf que, le changement climatique vient aujourd’hui impacter la floraison de ces cerisiers aussi appelés sakuras. Si, dans les pays européens, la saison débutait habituellement fin mars, cette date est désormais de plus en plus précoce. Cette année à Bruxelles (Belgique), les premiers bourgeons sont apparus dès la mi-mars.
Même évolution au Japon. La floraison, qui était observée en moyenne vers le 30 mars dans les décennies passées, a été avancée aux alentours du 22 mars dans les années 2010, soit une semaine plus tôt.
Plus de 1000 ans de données sur les cerisiers japonais
Pour documenter ces changements, le chercheur japonais Yasuyuki Aono a constitué une base de données de plus de 1200 ans de floraisons de cerisiers à Kyoto. Suite à son décès, en 2025, c’est son collègue Genki Katata qui en a repris la responsabilité.
Les données les plus anciennes remontent au début du 9e siècle et ont été reconstituées à partir de documents historiques (poèmes, journaux intimes, chroniques officielles). Pour la période la plus récente, couvrant la fin du 19ème siècle jusqu’à aujourd’hui, les données proviennent de publicités diffusées par une compagnie ferroviaire japonaise incitant les voyageurs à visiter les sites de floraison.
Les cerisiers japonais fleurissent une à deux semaines plus tôt
Ce travail titanesque a permis de retracer l’évolution des températures printanières au Japon depuis le 9e siècle, et de mettre en évidence l’impact du réchauffement climatique sur la floraison des cerisiers. Avant l’ère…
Auteur: Awenig Marié

