Les CE2 de l’école Pierre-Foncin dans le 20e arrondissement de Paris sont sagement assis. En ce premier jour des Erasmus Days, la semaine de campagne en faveur du programme européen qui fête cette année ses 35 ans, le petit groupe reçoit des visiteurs. Nelly Fesseau, directrice de l’agence Erasmus+, et l’eurodéputée Ilana Cicurel ont notamment fait le déplacement.
Les élèves leur racontent de bons souvenirs. Malgré leur jeune âge, ils reviennent d’un Erasmus en Italie, comme des grands. Tout au long de leur année de CE1, ils ont échangé des « cartes postales dansées » avec des élèves de Rome, des recettes de cuisine et des chansons, le tout en anglais. Puis ils sont partis dans la capitale italienne afin de créer un spectacle avec la chorégraphe Solène Bossu.
Un Erasmus plus jeune et plus mélangé
Ces écoliers incarnent le nouveau visage d’Erasmus, à la fois plus jeune et plus mélangé. Alors, qu’à l’origine, le programme était ouvert à des étudiants triés sur leur niveau, depuis 2014, il est ouvert à des publics différents. Rebaptisé « Erasmus + », il concerne aussi bien les étudiants que les élèves des lycées professionnels, apprentis et écoliers. Résultat : pour la première fois en 2023, « le nombre de bénéficiaires est plus important en milieu scolaire qu’à l’université », résume Nelly Fesseau.
Un effort est accompli en faveur des élèves issus du milieu rural et des établissements classés en réseau d’éducation prioritaire, « afin de rapprocher l’Europe des publics les moins mobiles, car on sait que la mobilité géographique va de pair avec la mobilité sociale », prolonge-t-elle. Ceci est le fruit d’une politique défendue notamment par l’eurodéputée Ilana Cicurel (Renaissance), autrice d’un rapport intitulé Faire de l’école le cœur battant de l’Europe. Elle rappelle à la petite assemblée qu’il est « très important de commencer à apprendre…
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Auteur: Emmanuelle Lucas

