À eux seuls, ces sites renferment environ 240 gigatonnes de carbone, soit l’équivalent de près de vingt années d’émissions mondiales actuelles si ce carbone venait à être libéré. Leurs forêts représentent également près de 15 % du carbone absorbé chaque année par les forêts à l’échelle mondiale.
Malgré ce rôle crucial, ils restent encore peu intégrés dans les politiques climatiques. Alors qu’ils figurent dans près de 80 % des plans nationaux pour la biodiversité, seuls 5 % sont inclus dans les plans nationaux relatifs au climat.
« Le constat est clair : les sites de l’UNESCO sont bénéfiques tant pour les populations que pour la nature. Au sein de ces territoires, les communautés s’épanouissent, le patrimoine de l’humanité perdure et la biodiversité résiste alors qu’elle s’effondre ailleurs », déclare Khaled El-Enany, Directeur général de l’UNESCO.
Une femme se tient avec son mari, tenant un paquet de fibres de vigogne fraîchement tondues à Chungará, dans le parc national de Lauca, au Chili.
Des écosystèmes sous pression croissante
Près de 90 % de ces sites sont aujourd’hui confrontés à des niveaux élevés de stress environnemental, tandis que les risques liés au climat ont augmenté de 40 % au cours de la dernière décennie.
Sans mesures renforcées, plus d’un site sur quatre pourrait atteindre un point de basculement critique d’ici 2050, avec des conséquences potentiellement irréversibles, allant de la disparition des glaciers à l’effondrement des récifs coralliens, en passant par le déplacement d’espèces, l’aggravation du stress hydrique et la transformation des forêts de puits de carbone en sources de carbone.
Des territoires où nature et sociétés sont indissociables
Au total, ces sites abritent près de 900 millions de personnes, soit environ 10 % de la…
Auteur: Nations Unies FR

