Volker Türk a également alerté sur le manque de cohérence du cadre juridique, qui laisse persister des lacunes critiques en matière de responsabilité face aux violations des droits humains.
Dans un message vidéo adressé aux experts de ce Groupe, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a rappelé lundi que les obstacles sont d’autant plus grands lorsque les conflits impliquent des sociétés militaires et de sécurité privées opérant par-delà des frontières, notamment dans des régions où l’État de droit est faible ou inexistant.
« Chaque fois que je rencontre des victimes et des survivants de violations des droits de l’homme dans des situations de conflit, je me rappelle à quel point il est essentiel pour eux d’avoir accès à la justice – et à quel point cela est difficile », a déclaré M. Türk.
Face à ces défis de responsabilité dans les zones de conflit, un autre facteur complique encore davantage la situation : l’émergence de nouvelles technologies utilisées par ces sociétés militaires privées.
« L’utilisation de nouvelles technologies par ces sociétés soulève de nouvelles préoccupations sérieuses en matière de droits humains et de responsabilité. Elle fait également intervenir de nouveaux acteurs dans le débat », a ajouté M. Türk.
Un déploiement croissant et sans contrôle
Au-delà des zones de conflit, les sociétés militaires et de sécurité privées sont déployées dans un nombre croissant de domaines, notamment la gestion des frontières et de l’immigration, le maintien de l’ordre, les opérations humanitaires et la protection des infrastructures critiques.
L’utilisation de nouvelles technologies par ces sociétés soulève de nouvelles préoccupations sérieuses en matière de droits humains
Dans de nombreux cas, ces sociétés travaillent pour des gouvernements nationaux, voire locaux, mais sans la transparence ni le contrôle nécessaires, a détaillé le Haut-Commissaire.
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Auteur: Nations Unies FR

