Certains de ces clips ont même été présentés lors de la présentation de l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de Justice le mois dernier comme preuve du génocide. Mais il existe un autre crime de guerre facilement documenté par les soldats israéliens qui a suscité moins d’attention et de condamnation malgré sa prévalence : le pillage.
Sur la chaîne publique israélienne Kan, des soldats israéliens montrent un miroir qu’ils ont volé à Gaza (Capture d’écran)
En novembre, le chanteur palestinien Hamada Nasrallah a été choqué de découvrir sur TikTok un soldat jouant de la guitare que son père lui avait achetée 15 ans plus tôt. D’autres vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux ces derniers mois montrent des soldats israéliens se vantant d’avoir trouvé des montres-bracelets, déballant une collection de maillots de football de quelqu’un et volant des tapis, des produits d’épicerie et des bijoux.
Dans un groupe Facebook d’Israéliennes comptant près de 100 000 utilisatrices, une femme se demandait quoi faire des « cadeaux de Gaza » que son compagnon, un soldat, lui avait rapportés. Partageant une photo de produits cosmétiques, elle a écrit : « Ils sont tous fermés sauf un. Les utiliseriez-vous ? Et est-ce que quelqu’un connaît ces produits ou les trouve-t-on uniquement à Gaza ? »
En effet, depuis le début de l’invasion terrestre israélienne fin octobre, les soldats prennent tout ce qu’ils peuvent trouver dans les maisons des Palestiniens qui ont été contraints de fuir. Plus qu’un secret de Polichinelle, le phénomène a été largement rapporté – et sans critique – dans les médias israéliens, tandis que les rabbins du mouvement sioniste religieux ont répondu aux soldats qui demandaient ce qu’il est permis de piller selon la loi juive.
Les soldats qui reviennent des combats à Gaza ont confirmé au magazine +972 et à Local Call que le phénomène est omniprésent et que,…
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Auteur: Oren ZIV

