Les soutiens d’un État génocidaire n’ont pas leur place dans nos luttes féministes !

Depuis le 8 mars, la presse et le gouvernement accusent le mouvement féministe et les militant-es pro-Palestine à Paris et à Bordeaux d’antisémitisme pour avoir refusé la présence du collectif pro-Israël « Nous vivrons » dans la manifestation annuelle pour les droits des femmes. Nous écrivons ce texte pour réaffirmer notre refus d’une instrumentalisation du féminisme pour laver les crimes d’un État colonial. Nous le disons, une fois de plus : soutenir le génocide en cours à Gaza n’a rien de féministe.

Non, la présence du collectif « Nous vivrons » n’a pas posé problème parce que ce serait un collectif composé de femmes juives. En réalité, comme l’avait déjà montré la manifestation du 25 novembre, ce groupe ne se rend dans nos manifestations que pour orchestrer des provocations politiques, en mettant au cœur de son discours la dénonciation mensongère et virulente de féministes « complices des terroristes ». Alors qu’une grande partie du mouvement féministe exprime d’une façon de plus en plus forte son soutien au peuple palestinien, il s’agit de diviser et de décrédibiliser, avec l’aide de médias complaisants, toute opposition au génocide à Gaza.


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La composition politique du groupe « Nous vivrons » qui compte en son sein des membres de Renaissance, des Républicains ou encore du Printemps républicain, en dit long sur ce que recouvre le « féminisme universaliste » dont il se réclame. Depuis le 7 octobre, ce collectif sioniste est à l’origine de provocations contre les associations et organisations politiques de gauche, de menaces, d’insultes et de calomnies à l’égard des militant-es pro-Palestine.

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Auteur: Collectif

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