Les Sri Lankais ont commencé à voter samedi pour élire leur président avec, pour nombre d’entre eux, l’espoir de tourner la page de la brutale politique d’austérité qui leur est imposée pour sortir le pays de la crise financière catastrophique de 2022.
Dès 7h00 locales (1h30 GMT), les premières files se sont formées devant les bureaux de vote de la capitale Colombo et de ses faubourgs, ont constaté les journalistes de l’AFP.
« Je crois que le pays a besoin d’un nouveau dirigeant, nous avons besoin de changement », a déclaré à l’AFP Sunil, un vendeur de journaux qui a préféré taire son nom, en votant dans le quartier coloré de Wellawatte.
Dans le même bureau, Tuwan Mohideen, 46 ans, a confié avoir accordé sa voix au chef de l’opposition, Sajith Premadasa. « Il n’a pas eu la chance de gouverner », a-t-il estimé. « S’il gagne, nous pourrons avoir une bonne vie, le pays va se développer grâce à lui ».
A la tête du pays depuis 2022, le sortant Ranil Wickremesinghe, 75 ans, brigue un nouveau mandat avec pour unique promesse la poursuite du redressement à marche forcée de l’île.
« Mon espoir, c’est de développer le Sri Lanka », a déclaré M. Wickremesinghe à la presse après avoir voté dans la matinée dans la capitale. « J’ai déjà beaucoup fait, j’ai sorti ce pays de la banqueroute », a poursuivi le président, qui a fait campagne en se présentant comme seul capable de sortir le pays du chaos.
Vieux « renard » de la politique locale — il a été six fois Premier ministre — M. Wickremesinghe a accédé à la présidence en juillet 2022 à la chute de Gotabaya Rajapaksa, chassé de son palais par une foule en colère épuisée par l’inflation et les pénuries.
Il a hérité d’une économie étranglée par une dette de 46 milliards de dollars (42…
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Auteur: AFP

