Malgré plusieurs heures d’échanges lundi entre le gouvernement et le Parti socialiste, les négociations pour trouver un accord de non-censure ont achoppé, à la veille de la déclaration de politique générale de François Bayrou. Avec au coeur des discussions, encore et toujours, la réforme des retraites.
L’équation reste toujours aussi délicate pour le Premier ministre, engagé dans des tractations avec la gauche non-mélenchoniste, sans pour autant braquer ses alliés LR et même macronistes, qui haussent le ton face à un possible retour en arrière sur les retraites.
Et pour l’heure, les pourparlers semblent dans l’impasse avec le PS, dont une délégation emmenée par le premier secrétaire Olivier Faure a d’abord été reçue par les ministres Catherine Vautrin (Travail et Santé), Eric Lombard (Economie) et Amélie de Montchalin (Comptes publics), puis deux heures durant par François Bayrou à Matignon en début de soirée.
« Au moment où je vous parle, les propositions qui sont sur la table ne sont pas acceptables pour le Parti socialiste et nous le regrettons », a résumé sur BFMTV le secrétaire général du PS Pierre Jouvet, soulignant l’absence « d’avancée significative ». Quant à la revendication majeure du parti à la rose, ses représentants n’ont reçu « aucune garantie concernant la suspension de la réforme des retraites ».
De quoi précipiter le PS dans les bras de la censure, puisqu’une motion sera sans nul doute déposée par les Insoumis mardi, dans la foulée de la très attendue déclaration de politique générale de François Bayrou programmée à 15H00 à l’Assemblée.
Si, faute de soutien du Rassemblement national au texte LFI, le gouvernement ne devrait pas tomber, l’incapacité de M. Bayrou à rallier le PS jette un doute sur la pérennité de ce gouvernement qui pourrait, comme son prédécesseur, se heurter au mur du vote du budget en cours de négociation.
Un « gage » qui…
Auteur: AFP

