“Les transports gratuits, fausse bonne idée”, “la gratuité des transports publics aggravera la situation”, “choix de la facilité et du court terme”…
On ne compte plus les tribunes publiées ces dernières années par des professionnels des transports pour dire tout le mal qu’ils pensent de cette mesure. Alors s’agirait-il réellement de la pire chose à faire pour un élu local ou au contraire d’une révolution comme le présentent ses promoteurs, souvent des maires ayant misé leur (ré)élection sur cette idée ?
Alors que le secteur des transports représente 34% des émissions de la France et les déplacements 13,5% du budget des ménages, le sujet mérite sans doute mieux que des postures et arguments caricaturaux.
Quelles sont les différentes formes de gratuité des transports ?
Tout d’abord il n’existe pas une seule forme de gratuité mais plusieurs, et tous les réseaux français proposent de la gratuité au moins pour les très jeunes enfants, en général en dessous de 4 ans. L’Observatoire des villes du transport gratuit définit les 3 formes de gratuité suivantes :
- La gratuité totale : « Il s’agit d’un réseau au sein duquel tous les usagers, sans distinction, bénéficient sans payer des services réguliers de transport public la majorité du temps, sur le périmètre d’une commune, d’une intercommunalité ou du territoire couvert par l’autorité organisatrice de la mobilité. »
- La gratuité par catégories d’âge, souvent pour les jeunes avec un seuil qui peut varier de 6 ans à 25 ans. Plusieurs collectivités ont fait le choix d’une gratuité jusqu’à 18 ans : Lille, Strasbourg, ou encore la ville de Paris.
- La gratuité le week-end, qui est proposée dans des réseaux tels que Nantes, Rouen, Clermont-Ferrand, Nancy ou encore Amiens.
Quelles sont les villes où les transports gratuits existent ?
En septembre 2024, on compte 45 réseaux de transports qui proposent la gratuité totale, le plus…
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Auteur: Tribune

