Pendant des siècles, Cuba a été l’un des plus grands producteurs de sucre au monde, avec une longue histoire d’esclavage et d’exploitation des travailleurs des plantations. Mais ces ouvriers ont appris à s’organiser et ont joué un rôle essentiel dans le succès de la révolution de 1959.
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Dans la première moitié du vingtième siècle, Cuba dominait la production mondiale de sucre, qui représentait 80 % des exportations du pays. Cette dépendance à une seule culture rendait toute l’économie cubaine vulnérable aux aléas du marché mondial du sucre.
Lorsque les prix étaient élevés, les propriétaires de plantations s’enrichissaient, tandis que les coupeurs de canne, prolétaires ruraux, travaillaient dans des conditions harassantes pour des salaires misérables. Quand les prix s’effondraient, les riches conservaient leurs richesses, mais licenciaient les coupeurs de canne, les plongeant dans la misère.
Face à cette précarité, les travailleurs du sucre ont réagi en formant l’une des organisations syndicales les plus importantes d’Amérique latine. Ils ont mené plusieurs grèves majeures et sont devenus l’épine dorsale de la grève générale qui a assuré la victoire de la révolution en 1959.
Âge d’or et effondrement
Entre 1895 et 1925, la production mondiale de sucre passe de sept à vingt-cinq millions de tonnes, tandis que celle de Cuba grimpe d’un à plus de cinq millions de tonnes. Cette période est connue sous le nom de « Danse des millions ».
Dans les années 1920, des prêts massifs des banques étatsuniennes ont permis à Cuba de spéculer sur une flambée des prix mondiaux du sucre en 1920. Quand la bulle éclate au début de la Dépression, ces mêmes banques prennent le contrôle des producteurs cubains en défaut de paiement, donnant ainsi le contrôle effectif de l’industrie à des entreprises nord-américaines.
Si les tentatives de créer un syndicat remontent à…
Auteur: redaction

