Le lien entre croissance économique, institutions politiques et indépendance judiciaire est complexe. Nécessaires, les deux dernières ne sont pas des conditions suffisantes au bien-être économique.
En 2023, les investissements directs étrangers (IDE) ont connu une baisse de 2 %, atteignant 1 300 milliards de dollars dans le monde. Cette diminution est due à l’augmentation des tensions commerciales et géopolitiques, ainsi qu’à un ralentissement de l’économie mondiale, selon un rapport de l’ONU Commerce et Développement.
Ce contexte met en lumière l’importance des facteurs institutionnels et de la liberté économique dans l’attraction des investissements directs étrangers (IDE), comme le souligne un rapport du Centre pour la liberté et la prospérité du think tank Atlantic Council. Ce rapport démontre que la liberté économique, la solidité des institutions et l’état de droit sont des facteurs cruciaux pour attirer des investissements étrangers et favoriser la prospérité économique. Par exemple, des pays à l’instar de la Géorgie, ayant amélioré leurs cadres institutionnels et économiques, ont vu une augmentation significative des IDE allant de pair avec un renforcement du cadre institutionnel et juridique, illustrant le lien entre liberté et attractivité économique.
Liberté économique, politique et juridique
L’analyse s’appuie sur un index de liberté s’appuyant sur trois dimensions principales : économique, politique et juridique. Premièrement, la liberté économique inclut des indicateurs tels que l’efficacité réglementaire et les droits de propriété. En deuxième lieu, la liberté politique est mesurée par des éléments comme la transparence électorale et les droits politiques. Enfin, la liberté juridique couvre des aspects comme l’indépendance judiciaire et la lutte contre la corruption. Ces dimensions sont agrégées pour fournir un score global comparatif entre les…
Auteur: Jérémie Bertrand, Professeur de finance, IESEG School of Management et LEM-CNRS 9221, IÉSEG School of Management, IÉSEG School of Management

