Les utopies progressistes du numérique ne portent aucune émancipation réelle

Depuis des lustres technolâtres et autres capitalistes nous vendent le numérique pour ses vertues supposées avec des concepts divers : liberté d’expression, démocratie, fin du travail, ère de l’information infinie, baisse des inégalités sociales, écologie, éducation…

Aucun de ces fantasmes manipulatoires n’est devenu réalité. Au contraire, le numérique a accru au final la dépendance au techno-monde, la destruction de la nature et d’un climat viable, n’a rien changé aux inégaliés et à l’absence de démocraties, a intensifié et accéléré le travail, a ravagé la vie sociale, etc.

Même la liberté d’expression sur internet est à présent battue en brèche par la domination des plateformes privées sous contrôle de milliardaires, par la surveillance et la censure, par la concurrence exponentielle des contenus automatiques créés par des logiciels et IA

A présent, gouvernements et grands capitalistes veulent malgré tout continuer cet enfumage criminel et hors sol en nous vendant les IA et leurs soi-disant prodiges. Leur seul véritable prodige est d’accélérer la destruction de la biosphère et du climat par des infrastructures encore plus lourdes et nuisibles que le numérique d’avant, dont elles sont le prolongement industriel.

 Dans la Drôme, une lutte est en cours contre un énorme data center pour IA en projet à Alixan, rejoignons-là : https://ricochets.cc/_Collectif-AssezDC-Rovaltain-contre-Data-Center-IA_.html

 Deux articles pour faire le point :

Comment le numérique est devenu l’utopie du capital

Il y a 30 ans, les promoteurs du numérique annonçaient un monde plus juste, libre et écologique, la fin du travail et l’érosion du capitalisme. Pourquoi ce même numérique façonne un monde chaque jour plus dystopique ? Dans son livre “Pris dans la toile”, Sébastien Broca revient sur les promesses et les illusions portées par l’utopie d’Internet. Extrait.

(…)

Ils développent un…

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