Les ventres de femmes ne sont plus les couveuses d’un capitalisme mortifère

« Il est temps de réfléchir au projet ou non d’avoir un enfant. » C’est par ces mots qu’Emmanuel Macron envisage de commencer la lettre envoyée à tous·tes les Français·es de 29 ans, à l’été prochain. Face aux chiffres record de dénatalité publiés par l’Insee, le président du réarmement démographique sort son meilleur atout : un « plan de lutte contre l’infertilité ».

Son idée miracle ? Un accès simplifié à la congélation d’ovocytes… alors même qu’en France, tout le monde ne dispose pas librement de ses gamètes. Les hommes trans n’ont, par exemple, plus accès à leurs ovocytes congelés avant leur changement d’état civil. Pour pouvoir réduire les délais d’attente avant cette intervention médicale, le gouvernement envisage de se délester de cette mission au profit d’entreprises privées.

Côté PMA « pour toutes », les associations alertent en vain depuis des années sur le manque de campagnes de sensibilisation au don de sperme. La politique nataliste du président de la République n’est pas qu’hétérocentrée, elle est aussi raciste. En 2023, l’Autorité régionale de santé (ARS) de Mayotte – 101e département français – a annoncé proposer systématiquement la ligature des trompes aux femmes se présentant à l’hôpital. En France donc, on souhaite voir plus d’enfants. Plus d’enfants blancs, valides, élevés dans une famille hétéropatriarcale.


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Comme il n’est jamais trop tard pour apprendre, Emmanuel Macron semble à cette occasion découvrir deux nouvelles maladies gynécologiques : l’endométriose et le SOPK (syndrome des ovaires polykistiques). Ni une, ni deux ! Il promet une « meilleure…

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Auteur: Salomé Dionisi

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