Les millions de citadins des grandes métropoles européennes sont les plus touchés par les conséquences du réchauffement climatique, estime le Lancet Countdown Europe dans une nouvelle étude portant sur 850 villes.
Les métropoles concentrent de nombreux risques sanitaires en augmentation (incendies, maladies infectieuses comme la dengue, exposition aux pollens) et constituent des îlots de chaleur. Or, l’Europe se réchauffe plus rapidement que toute autre région du monde.
Ainsi, dans le sud de l’Europe, la mortalité liée à la chaleur a augmenté de 160 % entre 1991-2000 et 2015-2024, selon le rapport. En France, par exemple, Perpignan a enregistré la plus forte augmentation du nombre moyen annuel de décès liés à la chaleur par million d’habitants (1 184 %), passant de 10,7 par million en 1991 à 2000 à 139,2 entre 2015 et 2024, suivie de Martigues (965 %) et de Toulouse (919 %). Dans les grandes villes de France, entre 2003 et 2020, Chambéry, Annecy et Nancy ont chacune enregistré plus de 300 jours au cours desquels les températures ont dépassé de plus de 1,5 °C celles des zones rurales environnantes.
Les concentrations de pollen allergène, elles, ont plus que doublé dans les villes du Sud et de l’Est du continent entre la décennie 1990 et la période 2015-2024.
Les premiers efforts conduits par les villes pour végétaliser leurs rues ou les refroidir par l’usage de surfaces réfléchissantes ne compensent pas encore la progression des risques, constate le Lancet Countdown, qui préconise un plan d’investissement dans les espaces verts, les transports actifs et publics, notamment.
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Infographies : l’Europe, le continent qui se réchauffe le plus vite sur Terre
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