Les voisins des vignes sont surexposés aux pesticides

Peu surprenantes mais essentielles. Ce sont les conclusions de la publication de l’étude PestiRiv, publiée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et Santé publique France, le 15 septembre. Après quatre années de recherche, celle-ci affirme, et même confirme, que les personnes vivant près des vignes sont surexposées aux pesticides, en particulier les enfants entre 3 et 6 ans.

Les imprégnations sont aussi indéniablement plus élevées pendant les périodes de traitement, pour la quasi-totalité des pesticides étudiés. « Quels que soient le contexte et les conditions, une proximité inférieure à 50 mètres entraîne une surimprégnation. L’impact des traitements sur la surimprégnation est observé, pour la majorité des substances, jusqu’à plusieurs centaines de mètres », détaille l’étude. Selon Santé publique France, environ 4 % de la population réside à moins de 200 mètres de zones viticoles et celles-ci concentrent près de 20 % des pesticides utilisés en métropole.

La question de fond, qui a pris beaucoup d’ampleur ces derniers mois, trotte dans toutes les têtes : les personnes vivant à proximité des vignes sont-elles réellement en danger et peuvent-elles développer un cancer ? « Même si PestiRiv n’est pas une étude d’évaluation des risques sanitaires – elle sera complétée par d’autres travaux –, les données vont nous permettre de progresser dans la compréhension des expositions en vie réelle et des facteurs qui influencent ces expositions. Ceci permettra aux institutions publiques des mesures d’adaptation afin de réduire ces expositions et les effets potentiels sur la santé », signale d’emblée Benoît Vallet, directeur général de l’Anses, en insistant sur la robustesse des données.

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Vanina Delmas

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