Les vrais pyromanes sont en uniforme


Lors d’un pot de départ, la BAC de Saint-Denis fait cramer son commissariat à coups de mortiers d’artifice après avoir vidé ses propres extincteurs pour s’amuser


Depuis des années les médias qualifient les feux d’artifice de «mortiers», afin de présenter ces objets comme des armes très dangereuses qui menaceraient la vie des policiers. À chaque grande fête ou manifestation, les autorités interdisent et criminalisent le transport de pyrotechnie ou de fumigènes. Pire : on ne compte plus les peines de prison et les enquêtes pour possession ou utilisation de feux d’artifice dans l’espace public. C’est le cas à chaque révolte dans les banlieues : les lourdes peines tombent à la chaîne. De même, les agents tirent des balles en caoutchouc ou des grenades contre les porteurs de «mortiers», causant parfois des mutilations à vie. Pourtant, certains policiers font n’importe quoi avec les feux d’artifice, jusqu’à incendier leur propre commissariat.

Rififi à Saint-Denis

Médiapart vient de publier un article retraçant le déroulé d’une soirée rocambolesque ayant abouti à l’incendie du commissariat de Saint-Denis. Incendie dont les auteurs ne sont autres… que les policiers eux-mêmes. L’affaire, qui ressemble à s’y méprendre à un vaste canular pour discréditer la police, pourrait prêter à sourire si elle n’était pas symptomatique de l’état de décomposition de l’institution dans son ensemble.

Fin juillet, au terme d’un pot de départ bien arrosé, des agents ont d’abord rendu inutilisables les extincteurs du bâtiment en organisant une «bataille de mousse». Puis ils ont incendié la toiture végétalisée de ce dernier à l’aide de mortiers d’artifices.

Nos policiers modèles ont réussi cet exploit en employant une méthode infaillible dont voici les étapes. Tout d’abord, préparez soigneusement votre coup en plein été – de préférence au beau milieu…

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Auteur: B