«Il faut une prise de conscience des Français» sur la dette disait François Bayrou devant le Medef il y a encore quelques jours. Depuis des semaines, il multiplie les phrases alarmistes pour justifier son plan d’austérité. Le 29 août, il s’exclamait que «si rien ne change, le bateau va couler ! Ça se comprend, c’est en français ça ?» Lors d’un débat télévisé le 31 août, il allait jusqu’à affirmer que «ce sont les Français qui dépensent l’argent», et non l’État, déresponsabilisant totalement les politiques menées depuis des décennies.
L’escroquerie du chantage à la dette peut être démontée simplement en deux chiffres :
1.043 milliards : la dette provoquée par Macron
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, la dette publique française est passée de 2.262 à 3.305 milliards d’euros en 2025, soit une hausse de 1.043 milliards. Pour un «Mozart de la finance», on a vu mieux : aucun pays européen n’a creusé sa dette aussi fortement sur la même période. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques – OFCE – ce déficit colossal s’explique d’abord par la baisse de la fiscalité sur les entreprises et les ménages les plus aisés. Pour parler simplement, Macron a créé de la dette en aidant les riches.
Un rapport du Sénat, publié en juillet dernier, rappelait que chaque année 210 milliards d’euros d’argent public sont versés aux entreprises sans aucune contrepartie ni contrôle. Sur 10 ans, ce sont donc plus de 2.000 milliards qui ont donc été offerts au patronat pour «créer des emplois», sans aucun retour sur investissement, sans vérifications, sans nouveaux emplois. Certaines entreprises aidées par l’État, comme Auchan ou Arcelor, ont même supprimé des emplois tout en réalisant des maxi-profits.
1.228 milliards : la fortune des riches
Entre 2017 et 2025, la fortune des 500 personnes les plus riches de France est…
Auteur: B

