Depuis octobre 2023, l’assaut colonial d’Israël contre Gaza a produit l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire récente — un génocide en cours rendu possible par les puissances occidentales qui soutiennent Israël, et qui se poursuit sans relâche malgré l’immense solidarité mondiale pour la Palestine.
En réponse à cette catastrophe, plusieurs États européens ont commencé à reconnaître l’État de Palestine. En septembre 2025, la France, le Royaume-Uni, la Belgique, entre autres, ont reconnu l’État palestinien. La vague récente de reconnaissances symboliques, initiée en 2024, semble désormais être la seule mesure que beaucoup de puissances européennes soient disposées à prendre face au génocide, après deux années de soutien moral, militaire et diplomatique continu au régime israélien.
Parce qu’il est impératif de faire entendre les voix palestiniennes à ce sujet, nous publions cet entretien avec trois analystes politiques du think tank palestinien al-Shabaka — Diana Buttu, Inès Abdel Razek, et la codirectrice d’al-Shabaka, Yara Hawari – initialement publié sur leur site.
Réalisé le 14 août 2025 sous la forme d’une table-ronde, cet entretien aborde les questions suivantes : pourquoi les pays européens reconnaissent aujourd’hui l’État palestinien, soit près de quarante ans après sa proclamation en 1988 ? Quels intérêts politiques motivent cette vague de reconnaissances ? Et que signifie reconnaître un État palestinien, sur le papier, tout en soutenant l’État colonial israélien ?
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La reconnaissance de l’État palestinien constitue-t-elle une réelle avancée ?
Diana Buttu : Il est essentiel de replacer la vague actuelle de reconnaissances dans un contexte historique. L’effort pour obtenir la reconnaissance de l’État palestinien n’a pas commencé en 2024 comme réponse au génocide ; il remonte à 2011. À la suite de l’assaut israélien…
Auteur: redaction

