Mardi 24 mars, le comité de pilotage (COPIL) du Plan national d’actions (PNA) dédié au lynx boréal s’est réuni à Dijon. Cette rencontre avait pour objectif de dresser le bilan du premier PNA, qui constituait la feuille de route pour la conservation de l’espèce sur la période 2022-2026. La réunion devait aussi définir les actions à venir dans le cadre d’un nouveau PNA afin de renforcer la protection de l’espèce, classée « en danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). C’est lors de cette réunion que le préfet a créé la surprise en annonçant les lâchers.
« Les associations se félicitent de cette initiative salutaire et strictement nécessaire pour extraire ce grand félin de la situation critique dans laquelle il se trouve, sur le plan numérique et génétique », déclarent France Nature Environnement, la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères, les Réserves Naturelles de France, l’Observatoire des carnivores alpins, et Rewilding France.
Le lieu de ces réintroductions reste encore à déterminer, tout comme le nombre de Lynx lâchés et leur provenance.
« Le terme important, c’est « expérimentation », explique Mickaël Paul, co-président du Pôle Grands Prédateurs pour La Relève et La Peste. « On est vraiment sur une phase de tests éventuels. Il faut déjà trouver des territoires volontaires, ce n’est déjà pas rien ».
En effet, de nombreux acteurs locaux, notamment parmi les éleveurs et les chasseurs, s’opposent à la présence des lynx. L’acceptabilité sociale de leur présence est donc essentielle à la réussite de ces lâchers.
« Ceux réalisés dans les Vosges dans les années 80, ont été catastrophiques », rappelle Mickaël Paul, « la plupart des lynx lâchés avaient été braconnés. »
« Les associations sont bien conscientes que le Lynx peut très occasionnellement causer des dégâts sur les…
Auteur: Eloi Boye

