Ceci est une lettre ouverte à l’ensemble des organisations bordelaises se réclamant de l’antiracisme, de l’antifascisme et du féminisme.
Cela fait plus de deux ans que nous voyons la gauche bordelaise se complaire dans le soutien ou l’ignorance vis-à-vis des positions du Comité Action Palestine. Comme l’ensemble de la gauche « radicale » semble détourner le regard ou, pire, cautionner, nous avons décidé de faire le travail à votre place et de démontrer, point par point, pourquoi le CAP ne sont ni des camarades, ni des alliés, ni un collectif de gauche.
Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, ou pas
La première chose qui devrait alerter à la lecture de certains communiqués du CAP [1] c’est leur propension à saluer la mémoire de leaders « de la résistance » tels que Hassan Nasrallah ou Ismail Haniyeh qui ne sont pas spécialement des camarades.
Le premier a été chef du Hezbollah, soit un mouvement théocratique profondément anticommuniste, réactionnaire et nationaliste, soutenu par les Gardiens de la Révolution iranienne et héritier de la pensée de Khomenei.
Le second, chef du Hamas. Organisation, qui est soutenue financièrement et logistiquement par les gardiens de la révolution et l’Iran et porte de nombreuses valeurs aux antipodes des nôtres. Tant par leur patriarcat LGBTIphobe et misogyne. Rappelons que l’organisation était connu pour faire la chasse aux personnes LGBTI jusqu’en ses rangs et brûler les personnes qu’elle suspectait d’être homosexuelles. D’autre part, elle considère que les femmes sont des « usines à hommes ». En outre, le caractère antisémite de cette organisation ne peut être nié ou passé sous silence, de même que nous ne pouvons oublier les répressions que le Hamas a fait endurer à la population palestinienne. Violences qui venaient empirer, avant 2023, l’oppression israélienne des gazaouis.
On pourrait nous répondre que le CAP précise dans ses statuts…
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