Le PRCF, qui a déjà rencontré les organisations formant aujourd’hui l’URC en février 2024 et qui leur a proposé dès la formation de l’URC à l’automne 2024 – et depuis lors, à plusieurs reprises – une rencontre bilatérale pour discuter des points de convergence comme des lignes de fracture – proposition à laquelle nous n’avons, à ce jour, reçu aucune réponse constructive – estime qu’il est plus que jamais nécessaire de réarmer politiquement le camp révolutionnaire, en particulier face aux impasses actuelles dans lesquelles est enfermé le mouvement ouvrier.
C’est dans ce cadre que nous revendiquons sans ambiguïté la nécessité de défendre haut et fort, aujourd’hui en France, un patriotisme révolutionnaire et une lutte sans complexe pour l’indépendance nationale, dans la filiation du mot d’ordre communiste de la Résistance : « à la fois antifasciste, patriotique et révolutionnaire ». Pour nous, ce n’est pas un simple choix sémantique, mais une ligne de démarcation politique de fond pour qui veut nourrir une stratégie de rupture révolutionnaire avec l’ordre euro-atlantique qui menace la paix et broie notre pays.
La direction de l’URC nous oppose que nous ne serions pas dans une situation comparable à celle de Vichy ou du début de la « guerre froide ». Certes, les formes sont très différentes, mais qui peut nier que la bourgeoisie monopoliste dite « française », totalement intégrée à la logique transnationale du capital financier, cherche aujourd’hui à liquider l’existence même de la Nation française : sa langue, ses institutions républicaines, son droit du travail, ses services publics, son armée, sa diplomatie indépendante, sa République indivisible menacée par les séparatismes euro-régionalistes et plus généralement tous les acquis historiques de la souveraineté populaire issus de 1789, 1793, 1871, 1936, 1945 et 1968 ? Que signifie cette soumission complète et…
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