Même s’ils ne se sont pas impliqués dans la guerre en Iran, les Européens ont été touchés par les conséquences de ce conflit et la flambée mondiale des prix des hydrocarbures. « Cette crise énergétique a eu un impact majeur sur un grand nombre d’activités. L’économie européenne s’en trouve fragilisée », constate Isabelle Le Callennec, eurodéputée française, membre du groupe du Parti populaire européen, interrogée dans l’émission Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat. « Je pense aux pêcheurs, aux agriculteurs, aux services d’aides à la personne, à toutes celles et ceux obligés de prendre leur voiture pour aller travailler. Et on a vu des réactions très différentes de la part des 27 Etats-membres de l’UE face à cette crise du prix de l’essence. »
Des réactions diverses des 27 face à la hausse du prix de l’essence
En effet, alors que les pays du Nord dits « frugaux » n’ont pas vraiment réagi à cette flambée à la pompe, certains Etats du sud comme l’Italie et l’Espagne ont baissé les taxes sur le carburant pour diminuer la facture des automobilistes, le Hongrois Viktor Orban, en campagne électorale, a bloqué le prix du carburant, tandis que la France a pris des mesures ciblées pour certains secteurs d’activités fortement impactés.
Cette crise venue d’Iran a surtout révélé les fragilités de l’Union européenne car l’importation d’énergies fossiles représente la moitié de sa…
Auteur: Alexandre Poussart

