En août 2025, un mégafeu d’une intensité inouïe avait ravagé le massif des Corbières, dans l’Aude. Cette catastrophe pourrait faire office d’allégorie pour l’année climatique écoulée en Europe. À l’échelle du continent, 2025 a battu d’effrayants records : fonte des glaces, canicules marines, feux géants… Les chiffres ont été publiés le 29 avril, dans le rapport « État du climat en Europe 2025 », élaboré par le service européen Copernicus sur le changement climatique, conjointement avec l’Organisation météorologique mondiale.
L’année passée fait partie des trois plus chaudes jamais enregistrées en Europe, au coude-à-coude avec 2024 et 2020. Au moins 95 % du continent ont connu des températures annuelles supérieures à la moyenne en 2025, note le rapport. Ce réchauffement provoque des phénomènes catastrophiques aux conséquences infernales : destruction de la biodiversité, mise en péril des sociétés et de la santé humaine, renforcement du changement climatique.
L’Europe brûle comme jamais
L’année 2025 a été l’une des trois plus sèches du continent en termes d’humidité des sols depuis 1992. En mai, plus de la moitié de l’Europe (53 %) était touchée par la sécheresse. Le continent a aussi connu sa deuxième vague de chaleur la plus sévère jamais enregistrée. Ce mélange de chaleur et de sécheresse contribue à l’émergence de feux dévastateurs.
Une superficie record a brûlé en Europe l’an dernier : environ 1 034 000 hectares sont partis en fumée. Soit une superficie plus grande que Chypre. L’Espagne a été particulièrement touchée, suivie de Chypre, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de l’Allemagne, qui ont enregistré leurs émissions records de feux de forêt.
Lire aussi : La France a déjà atteint son « jour du dépassement »
Autre sinistre record : les océans, dans la région européenne, ont connu leur température de surface la plus…
Auteur: Vincent Lucchese

