Plusieurs attaques fascistes dans les facs en France et un jeune frappé à coups de pied dans la tête à Lille : indifférence médiatique
Les macronistes gouvernent de fait avec le RN depuis plusieurs années : ils utilisent les mêmes mots, votent les mêmes lois, se protègent mutuellement, partagent la même vision du monde, appliquent la même répression contre les mêmes ennemis.
On le sait depuis un siècle, les fascistes sont le bras armé du capitalisme. C’est la forme radicalisée de la bourgeoisie quand elle sent ses intérêts menacés : elle envoie les milices briser les grèves, les luttes sociales, les contestations.
C’est donc logiquement que les groupes néofascistes jouent le rôle d’auxiliaires de police et commettent des attaques en série contre le mouvement étudiant depuis deux semaines. Dans une indifférence médiatique totale. Les chaînes de télévision qui n’ont pas de mots assez forts pour quelques poubelles brûlées regardent ailleurs quand des bandes tabassent au sol des jeunes qui luttent pour leur avenir.
Ce mercredi 14 octobre au matin à Lille, un groupe d’extrême droite a débarqué pour empêcher le blocage de l’ESPOL, la faculté de sciences politiques de la Catho de Lille. Les nervis ont hurlé «Antifa, casse-toi, la Catho n’est pas à toi» avant de tabasser plusieurs étudiants, dont l’un a été jeté au sol puis frappé, y compris avec un «pénalty» : un coup de pied en pleine tête. C’est exactement ce geste qui a été diffusé en boucle, encore et encore et encore, à propos de Quentin Deranque. Les médias parlaient de «lynchage» et «d’assassinat», les politiciens ont tous condamné, et la justice traque toutes les personnes soupçonnées d’être liées, même de très loin, à l’affaire.
Pourtant, Deranque était un néo-nazi entraîné au combat qui avait reçu ce coup dans le cadre d’un affrontement qu’il avait lui-même déclenché,…
Auteur: B
