L’extrême droite, directrice de conscience de France Inter

« Pluralisme » rime désormais avec « pétainisme » ou « fascisme », au choix. C’est en effet au nom du « pluralisme » que France Inter vient de recruter comme éditorialiste Charles Sapin, le nouveau directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, hebdo d’extrême droite et plusieurs fois hors la loi, condamné notamment pour injure publique à caractère raciste envers la députée Danièle Obono.

La réponse de la direction à la Société des journalistes de la station, vent debout contre cette nomination, de même que les syndicats SNJ-CGT et SNJ, est onctueuse : Sapin souhaiterait changer la ligne éditoriale de la gazette puante qui vient de l’embaucher ! Tout seul, avec ses petits bras tendus de « nationaliste » (un qualificatif qu’il revendique, à la place d’« extrême droite », le délicat a ses pudeurs…) ? 


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Est-ce aussi au nom du « pluralisme » que Thomas Legrand n’a pas été reconduit à l’antenne et que Nora Hamadi a été débarquée sèchement de la revue de presse ? Deux journalistes attaqués lors de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public par son rapporteur, le ciottiste Charles-Henri Alloncle. La fachosphère demandait leur tête, la direction de France Inter y a consenti. Pour se rendre toujours plus compatible avec la force politique qui pourrait accéder au pouvoir l’an prochain ? Ce serait un pitoyable calcul : quel que soit l’état de soumission des chaînes du service public, l’extrême droite renverra tout ce petit monde chez soi et privatisera.

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Auteur: Politis