L’extrême droite et le procès Mazan

Avec la diffusion de plus en plus massive sur les réseaux sociaux de revues de presse d’extrême droite telles que « F de souche » (partageant chaque article faisant état d’un viol commis par une personne étrangère ou racisée), l’apparition de collectifs féminins navigant entre Reconquête ! et le Rassemblement national et l’intérêt croissant des partis nationalistes pour les « droits des femmes » dans leurs prises de position médiatiques, la question des violences sexuelles dépasse aujourd’hui le simple cadre du féminisme pour devenir un enjeu électoral au sein de l’extrême droite.


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En cette rentrée, le procès Mazan prend une place médiatique inédite pour des viols commis sur une femme inconnue du grand public et met à mal toute la construction élaborée par l’extrême droite depuis #MeToo, car les agresseurs ne correspondent pas à leur narratif : immigré sous OQTF dans un lieu public.

Celle-ci tente alors de ramener le procès Mazan à l’islam – « Pourquoi les féministes sont-elles capables de dénoncer la soumission chimique mais pas la soumission islamique ? » (1) –, de trouver à l’instar d’Alice Cordier des motivations racialisantes à Dominique Pelicot mais, surtout, martèle que le procès Mazan n’est pas le procès du patriarcat ou de la masculinité puisque le patriarcat n’existerait pas en France et serait conditionné à « certaines » communautés.

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Gabrielle Cluzel sur CNews le 17 septembre 2024.

Alors, pourquoi cette stratégie médiatique du champ…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Marie Coquille-Chambel

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