Miner du bitcoin (1) avec le surplus de production des centrales nucléaires. Improbable ? D’autant plus lorsque l’idée n’émane pas d’un cyberentrepreneur de la tech cherchant à vendre les innombrables atouts de la cryptomonnaie, mais bien de Marine Le Pen. En visite à l’EPR de Flamanville, le 11 mars, la dirigeante du Rassemblement national (RN) a avancé que l’initiative pourrait « constituer des réserves stratégiques pour EDF, qui aideront à financer la maintenance et la rénovation des réacteurs ».
Le minage de bitcoin est le processus de validation des transactions de cryptoactifs.
Au-delà de la proposition énergétique, la phrase met surtout en lumière l’accointance entre la cryptomonnaie – ou cryptoactif – et l’idéologie d’extrême droite. Car l’éloge de ces actifs virtuels, créés via des technologies de cryptage, n’est pas le seul fait de la cheffe de fil du RN à l’Assemblée. Comme un écho venu d’outre-Atlantique, il répond d’abord au revirement radical de Donald Trump, qui a décidé, par un décret datant du 6 mars, de conférer « une réserve stratégique de bitcoins » aux États-Unis.
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Le but ? Faire de l’Amérique la « capitale mondiale de la crypto ». Un signe de reconnaissance, puisque cet actif – vivement critiqué pour sa volatilité – a contribué au financement de sa campagne présidentielle. Mais pas seulement. Une enquête de l’entreprise d’analyse de blockchain Chainalysis a révélé que les cryptomonnaies avaient servi à financer des activistes de l’ultradroite américaine…
Auteur: Juliette Heinzlef

