L’extrême-droite jubile, les gauches regardent ailleurs

Bis repetita. Les élections européennes auront lieu le 9 juin 2024 et de nouveau, le même schéma se profile. L’extrême-droite caracole en tête des sondages à plus de 30% des intentions de voix, au moins 5 points de plus que les sondages avant les élections européennes de 2019.

Le cordon sanitaire a totalement sauté. S’il était encore plus ou moins honteux de voter extrême-droite en France il y a 20 ans, la donne n’est plus du tout la même aujourd’hui.

Des alliés de taille

Mais si le score du Rassemblement National est si haut, c’est parce que le parti peut compter sur des alliés de taille. Le gouvernement d’abord. Entre les alliances à l’Assemblée Nationale et la récupération d’une partie du programme de l’extrême-droite et de ses slogans, jamais un gouvernement n’aura autant participé à banaliser l’extrême-droite, jusqu’à appliquer une partie de son programme. De la loi immigration à la criminalisation des activistes climat, les exemples ne manquent pas et se multiplient au fil des mois.

Le Rassemblement National peut aussi compter sur un autre allié de taille : les médias. Ses soutiens ne s’arrêtent pas aux milliardaires comme Vincent Bolloré qui rachètent médias et radios pour imposer ses idées. Le reste du système médiatique accueille désormais à bras ouverts le RN, ce qui était à nouveau inconcevable il y a encore 20 ans. Il suffit d’écouter la complaisance dont bénéficie Jordan Bardella au micro de Léa Salamé ou Apolline de Malherbe dans les matinales les plus écoutées de France pour comprendre que le candidat “anti-système” est très bien reçu par ce système.

Enfin, l’extrême-droite peut compter sur un dernier allié de taille, qui n’est autre que le cirque continu qu’offre l’opposition. Nous ne parlons pas ici des Républicains, dont on peut se demander pourquoi leur président Eric Ciotti n’a pas encore pris sa carte au Rassemblement National. Mais bien de la gauche,…

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Auteur: Thomas Wagner