LFI accusée de tous les maux, l’ultradroite sous protection

La France insoumise est constamment accusée d’attiser les violences lors des mobilisations sociales. Pendant ce temps, des néonazis agressent des manifestants sous les yeux des forces de l’ordre, qui les laissent repartir sans procéder à leur interpellation. Pourquoi certaines violences déclenchent-elles une avalanche d’accusations politiques, tandis que d’autres ne suscitent que des démentis ministériels incapables de répondre aux faits ?

Dès le début du mouvement lycéen, le gouvernement accusait déjà La France insoumise d’être à la manœuvre, sans s’encombrer de ces formalités désuètes que sont les preuves. Après les violences du 17 octobre, le gouvernement s’est empressé de désigner l’« ultragauche » comme responsable, alors même que la procureure de Paris déclarait ne pas pouvoir confirmer l’appartenance des auteurs à cette mouvance.

Les accusations se sont ensuite concentrées à nouveau sur LFI. Un tour de passe-passe politique où accusations infondées et amalgames grossiers se confondent opportunément. Plus troublant encore, selon Mediapart, un commissaire des services de renseignement affirmait avoir reçu pour consigne de désigner LFI comme responsable du mouvement, contre l’avis de ses propres collègues.

Pendant ce temps, des groupuscules d’extrême droite s’en prenaient déjà à des manifestants le 17 octobre et se mêlaient aux casseurs. Une semaine plus tard, de nouvelles agressions étaient filmées dans de nombreuses villes. Sur certaines images, les forces de l’ordre laissent les agresseurs agir ; sur d’autres, elles interviennent contre les manifestants qui viennent pourtant d’être pris pour cible.

Le 24 octobre, l’ultradroite attaque : que fait la police ?

Le 24 octobre, des militants d’ultradroite descendent dans les rues de nombreuses villes françaises. Sous le prétexte fallacieux de défendre les commerçants contre les pillages, plusieurs groupuscules organisent…

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Auteur: Elena Meilune