Le lancement de campagne de LFI fait beaucoup de bruit. Hâtifs et plein d’ambitions, les mélenchonnistes font des promesses à tout va pour agglomérer toutes les forces de gauche autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Mais certaines de ces promesses ne manquent pas de nous étonner au plus haut point. Surtout de la part d’une formation politique verticale, centraliste et dont le noyau vient d’une gauche jacobine et républicaniste qui n’a jamais montré de sympathie envers la diversité culturelle des territoires de l’État français…
Ce texte n’a pas vocation à tirer sur l’ambulance.
LFI est certainement la force politique française la moins problématique à bien des égards, qui a su tenir la ligne de l’humanisme contre les vents et marées nauséeuses des réactionnaires et des sociaux-traîtres sur le racisme comme sur la Palestine. Sa machine de guerre électorale et la galaxie de relais médiatiques a réussi le tour de force non seulement de résister mais aussi de contre-attaquer sur le plan de la bataille culturelle, dans un contexte d’ultra-concentration des médias et de tournant autoritaire de l’état français.
Une fois ce constat posé, nous ne pouvons qu’afficher nos réticences et notre scepticisme face aux belles promesses et à la Mélenchon-mania. Parce que révolutionnaires, nous ne pouvons que nous agacer face au moralisme des Insoumis qui érigent un vote à la présidentielle comme l’Alpha et l’Oméga de la lutte politique. Parce que Breton·ne·s, nous nous pouvons que hausser des sourcils face à la conversion subite de Mélenchon, l’éternel jacobin qui assène la République à tout va, à des positions anticolonialistes et décentralisatrices.
Dispac’h est un collectif, qui n’a pas vocation à indiquer pour qui voter – et encore moins à une élection présidentielle française. Au-delà de notre constat initial, notre appréciation de la FI nourrit des débats jusqu’au sein de…
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