L’échange portait d’abord sur son absence des cortèges. Ce lundi matin sur TF1, Elizabeth Martichoux interroge Raphaël Glucksmann sur sa non-participation aux dernières mobilisations, notamment à l’« Acte II » du 24 octobre. Le candidat de Place publique invoque alors les incidents qui ont accompagné plusieurs de ses déplacements : « Tous les événements qu’on organise sont troublés par des militants de La France insoumise. » Puis il insiste : « Ça, c’est organisé. »
« Pourquoi moi ? »
Puis il pose lui-même la question que, selon lui, personne ne pose : pourquoi lui, et pas Gabriel Attal ou Édouard Philippe ? Sa réponse : « Parce que nous sommes en train de refonder la gauche démocratique, et que cela, ils ne le supportent pas. »
Depuis sa candidature à la présidentielle, les incidents se sont accumulés. Il a été enfariné lors de sa soirée de victoire, pris à partie lors d’un rassemblement féministe dans le cadre de la loi intégrale, puis chahuté la semaine dernière lors d’un rassemblement à Paris. Vendredi à Amiens, il expliquait déjà que l’hostilité de « certains groupes politiques » le tenait à l’écart des cortèges. Sur TF1, il n’a pourtant avancé aucun élément pour attribuer ces incidents à LFI.
Chez les insoumis, une consigne : ne pas taper à gauche
Côté insoumis, la ligne est inverse de celle que décrit le candidat. Selon une source au sein de LFI, une consigne a été donnée dès le début de la campagne de Jean-Luc Mélenchon : ne pas s’en prendre aux candidats de gauche. Le Média a pu consulter plusieurs boucles internes de militants insoumis où cette consigne a été relayée.
La direction du mouvement tient, d’ailleurs, la même ligne en public. Un cadre communiste nous confirme la même chose : si en 2022, les tensions entre militants insoumis et communistes étaient violentes, cette campagne n’est pas du tout la même, selon notre source. « Il y’a une forme de…
Auteur: Le Média
