L’accueil du public a débuté le vendredi soir au Camp de La Chapelle, en Maurienne, pour un week-end de mobilisation transfrontalière organisée par onze organisations : CCLT (Collectif citoyen militant contre le Lyon Turin), Vivre et Agir en Maurienne, Attac, Les Soulèvements de la terre, Les Amis de la terre, Greenpeace Chambéry, Sud Rail, Confédération Paysanne Savoie, No Tav, Europe Ecologie les Vert et La France Insoumise.
La manifestation s’est élancée samedi après-midi sous une forte présence policière. 2 000 gendarmes étaient présents. La préfecture avait interdit la marche jeudi 15 juin, le jour même où une manifestation autorisée rassemblant 150 personnes en la faveur du projet avait lieu à Saint Jean de Maurienne.
Les gendarmes ont utilisé à de nombreuses reprises du gaz lacrymogène pour tenter de disperser les militants, provoquant un petit incendie sur une partie du parcours. Selon les Soulèvements de la Terre, une cinquantaine d’entre eux ont été blessés, six ont dû être hospitalisés dont deux ayant des pronostics fonctionnels engagés. Faits d’armes, les manifestants ont réussi à dessiner un immense « Stop Telt », du nom du promoteur du projet, sur la RD1006.
Jeudi, l’ONU déclare : « la France doit procéder à un examen complet de son maintien de l’ordre ».
Samedi, à la manif contre le #LyonTurin : 50 blessé-es, 6 hospitalisations, grenades de désencerclement dans la foule et tirs de GM2L qui explosent à hauteur de tête 🧶⤵️ pic.twitter.com/1W1Gywqqe2
— Les Soulèvements de la Terre (@lessoulevements) June 19, 2023
Quelque 300 militants italiens du mouvement NoTav ont voulu se joindre à la manifestation mais ont été bloqués à la frontière pendant plus de 5 heures.
Une centaine d’entre eux a reçu des interdictions administratives de territoire. Ils ont improvisé une manifestation sur le chantier de San Didero, véritable plateforme logistique pour les travaux du Lyon-Turin…
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Auteur: Florian Grenon

