Vieux projet de la fin des années 1980, la ligne ferroviaire Montpellier -Perpignan arrive à grande vitesse, avec un début des travaux prévu en 2029 pour une mise en service en 2034. L’ampleur du chantier a de quoi mettre les militant·es écologistes sur les rails de la contestation pendant une bonne décennie
Article initialement paru dans le numéro 48 du Poing, publié en juillet 2025, toujours disponible sur notre boutique en ligne.
Iels étaient une trentaine, le 22 mai, à Poussan, à l’initiative du groupe militant de la Coopérative intégrale du bassin de Thau (CIBT), pour la projection d’un film sur la lutte contre l’autoroute A69. De quoi donner des perspectives de mobilisation pour les militant·es présent·es, opposé·es à un projet de ligne à grande vitesse (LGV) entre Perpignan et Montpellier. « Quand est-ce qu’on fait une ZAD ? », s’interroge-t-on dans l’assistance.
Le chantier, confié à la SNCF, est titanesque : une nouvelle ligne ferroviaireà 330 km/h de 150 km longeant la ligne actuelle (plus 30 km de raccordement), traversant 23 communes entre Montpellier et Perpignan, impliquant,entre autres, d’ériger un viaduc de près de 30 mètres de haut et d’1,4 km de long aux abords de l’Étang de Thau, de creuser un tunnel sous le massif de la Gardiole et de créer deux nouvelles gares TGV, à Béziers et Narbonne. Le tout pour la modique somme de 6,2 milliards d’euros, financés à 40 % par l’État, 40 % par les collectivités territoriales et 20 % par l’Union européenne, dans le cadre d’un corridor ferroviaire méditerranéen reliant Budapest au sud de l’Espagne.
Les gouvernants, à commencer par Carole Delga, la présidente PS de la Région Occitanie, déjà fervente partisane de l’autoroute A69, défendent un projet reconnu d’intérêt général, qui permettra de réduire les temps de parcours entre les grandes villes occitanes et les métropoles, la ligne actuelle entre Montpellier et Perpignan…
Auteur: Le Poing

